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Enfin du neuf pour la santé visuelle des personnes âgées dépendantes
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santé visuelle des personnes dépendantes

Faute de pouvoir se déplacer ou d’être accompagné chez l’opticien, 4 personnes sur dix âgées de plus de 78 ans(1) ne bénéficient pas de la correction optique adaptée à leur vue. Une nouvelle loi souhaite faire bouger les lignes. Examen à la loupe avec Santéclair. 

 

 « Si tu ne vas pas à l’opticien, l’opticien viendra à toi ».


On mesure mal l’étendue des répercussions de la déficience visuelle sur la vie quotidienne et sociale des personnes : inconfort, désorientation, difficultés à se mouvoir mais aussi isolement, stress, anxiété, voire dépression, âgées. 
Préoccupés par le bien-être et la santé de nos aînés les parlementaires viennent(2) de voter une proposition de loi visant à améliorer la santé visuelle des personnes âgées en perte d’autonomie. Que dit ce texte ? Il prévoit que des opticiens-lunetiers puissent se rendre dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour y réaliser des examens de la réfraction permettant de mesurer l’importance du défaut optique de l’œil dans le cadre d’une prescription médicale en cours de validité(3)


Une avancée toute relative


Si cette situation inversée paraît chambouler l’ordre des choses, il n’est pas certain qu’elle les révolutionne pour autant… La loi ne touche pas à l’organisation de la filière visuelle et n’apporte en effet, aucune compétence nouvelle aux opticiens. 
Elle leur permet simplement de délocaliser leur exercice au plus près des personnes ne pouvant pas se déplacer. Sans rémunération prévue pour cela et dans un contexte très encadré. Là où la proposition initiale ouvrait la porte à tous les opticiens et pour tous nos aînés en Ehpad, des restrictions ont été apportées par les parlementaires. 

Les visites d’opticiens en Ehpad feront d’abord l’objet d’une expérimentation contrôlée par 4 des agences régionales de santé (ARS) de l’Hexagone. Les opticiens-lunetiers auront en outre, l’obligation d’informer les personnes âgées que « l’examen de la réfraction pratiqué en vue de l’adaptation (de lunettes ou de lentilles) ne constitue pas un examen médical ».


Un gage pour l’avenir ? 


Les parlementaires ont bien conscience que « la portée de ce texte, animé par l’intention de garantir un meilleur confort visuel à des personnes vulnérables ou atteintes de difficulté de déplacement est néanmoins limitée ». Mais ils considèrent qu’elle est « le signal d’un plus grand assouplissement de l’exercice de la profession d’opticien ». Un petit pas dans la longue marche vers « le bien vieillir » ?

 

(1)  Inserm, Université de Bordeaux et de Sorbonne Université, novembre 2018 
(2) Loi n°2019-72 du 5 février 2019 visant à améliorer la santé visuelle des ^personnes âgées en perte d’autonomie
(3) Une ordonnance de moins de 3 ans.

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