Le blog Santéclair

Toutes les informations et bonnes pratiques pour mieux vous orienter en matière de santé !

Réforme 100% santé dentaire : quels changements sur vos remboursements dès cette année ?
Partager
Aides auditives, faut-il attendre pour s'équiper ?

 

La réforme « 100% Santé » est entrée en vigueur dans le domaine des soins dentaires depuis le 1er avril 2019. Quel est son impact sur vos dépenses ? Quels sont les points de vigilance ? Santéclair vous éclaire.  

La réforme « 100 % Santé » en dentaire, c’est parti ! Depuis le 1er avril, la base de remboursement d’une dizaine d’actes a évolué. Une dizaine d’autres ont vu leur tarif plafonné.

C’est précisément le principe de cette réforme : combiner l’instauration d'honoraires limites de facturation (HLF) pour certaines prothèses dentaires (facturées librement par les chirurgiens-dentistes) et en même temps revaloriser la base de remboursement de certains soins par l’Assurance maladie.

 

Le tarif de certains traitements encadré

Mieux rémunérés sur certains soins, les chirurgiens-dentistes sont désormais tenus, par la mise en place de HLF, d’avoir la main moins lourde sur les tarifs libres. Parallèlement, l’Assurance maladie et les complémentaires santé se sont engagées à mieux rembourser les prothèses dentaires avec, pour certaines d’entre elles, une prise en charge intégrale.

Avant l’entrée en vigueur de cette réforme, les actes de prévention et de soins conservateurs (traitement de carie, détartrage, extraction, etc.) étaient bien remboursés par l’Assurance maladie, mais à des tarifs réglementés peu rémunérateurs pour les chirurgiens-dentistes.

Ces derniers se rattrapaient donc sur la pose de prothèses et autres bridges dont les tarifs étaient jusqu’à présent libres. Ces traitements engendraient donc des restes-à-charge élevés, voire très élevés, pour les patients avec pour effet de générer de nombreux renoncements au soin.

 

Des soins conservateurs revalorisés

Il y a quelques semaines encore, l’extraction d’une dent de lait était facturée 16,72 €. Un montant remboursé à hauteur de 70% par l’Assurance maladie et de 30% par l’organisme complémentaire. La base de remboursement de ce soin est désormais de 25 €. Autre exemple avec l’Inlay Onlay dont la base de remboursement est passée de 40,97 à 100 € le 1er avril dernier. 

Les Prix Limites de Vente concernent quant à eux une dizaine d’actes prothétiques. Ils s’appliquent ou pas en fonction de la position de la dent dans la bouche. C’est ainsi que le tarif de la couronne céramo-métallique est désormais plafonné à 530 € si elle coiffe les incisives, les canines ou les premières prémolaires. Avant l’entrée en vigueur de la réforme il n’était pas rare de voir ce type de soin facturé jusqu’à 1 000 €.  

Autre exemple, celui de la couronne en zircone dont le prix, hors molaires, ne peut plus excéder 480 €.
Le 1er avril a sonné l’entrée en vigueur de la réforme du « 100 % santé » dans le domaine des soins dentaires. D’autres étapes sont à venir. L’accord signé en juin 2018 entre l’Assurance maladie et deux syndicats de chirurgiens dentistes prévoit de revaloriser progressivement (jusqu’en 2023) de 40% à 60% le tarif des soins conservateurs. A terme, une couronne céramo-métallique ne pourra par ailleurs être facturée plus de 500 € (290 € pour une métallique), un montant inférieur aux prix de marché actuels.

 

Une montée en charge progressive de la réforme. 

À partir du 1er janvier 2020, 70 % des prothèses dentaires feront l’objet d’un plafonnement de leur tarif. Près de la moitié de ces dispositifs seront intégralement remboursés par l’Assurance maladie et votre organisme complémentaire. Le taux de prise en charge des prothèses dépendra des matériaux utilisés et du positionnement de la dent. 

Sur les dents visibles, par exemple, les patients pourront bénéficier d’un remboursement intégral des couronnes céramo-métalliques. Idem pour les prothèses amovibles (dentiers) à compter du 1er janvier 2021. Les patients qui feront le choix d’un esthétisme plus poussé (prothèse céramo-métallique sur molaires par exemple), seront soumis à un reste-à-charge variable selon le remboursement de leur complémentaire santé. 

Au total, la réforme coûtera 1,2 milliard d’euros sur 5 ans. Sur ce montant, près de 900 millions d’euros sont affectés à la baisse du reste-à-charge au bénéfice direct du patient donc, et 287 millions d’euros à l’amélioration de la rémunération des chirurgiens-dentistes. 

 

Implants dentaires : pensez à nos dentistes partenaires

Précision importante : les implants dentaires restent hors du champ de la réforme. Cet acte continuera d’être facturé à prix libre (comptez 1 800 € en moyenne pour un implant complet) sans possibilité de prise en charge par l’Assurance maladie autre que la couronne surmontant l’implant. 

Pour ce type de traitement, les assurés ayant accès aux services de Santéclair bénéficient, s’ils privilégient un chirurgien-dentiste partenaire, de tarifs négociés.  L’économie ainsi réalisée peut atteindre jusqu’à 30 % par rapport au prix moyen du marché. Les partenaires Santéclair sont tous des professionnels spécialisés sur cette pratique et donc équipés de matériel de qualité pour l’effectuer.

Le tarif des soins prothétiques au sein de notre réseau de partenaires reste par ailleurs inférieur ou a minima égal à celui des traitements qui font désormais l’objet d’un plafonnement (et a fortiori de ceux qui pourront encore être facturés à prix libre). L’intérêt de privilégier l’un de ces professionnels s’évalue à l’occasion de l’analyse du devis de l’assuré par notre service dédié. 

 

Santéclair garantit la bonne application de la réforme

L’entrée en vigueur de la réforme « 100% Santé » dans le domaine du dentaire, rebat considérablement les cartes de la tarification des soins. Cette réforme peut dans un premier temps être source d’erreur de facturation de la part des chirurgiens-dentistes et de difficulté de compréhension des patients. 

C’est pour cela que Santéclair a décidé de renforcer son service d’analyse de devis. Désormais les devis transmis par les bénéficiaires des services de Santéclair sont décryptés à l’aune des critères suivants : respect des HLF et des nouvelles bases de remboursement, calcul du reste à charge et solutions pour le diminuer (choix du matériau, choix du type de prothèse ou choix du chirurgien-dentiste). 

Retour aux articles 

Partager