Actualités — 14 juin 2014
Comment payer moins cher ses médicaments

Une enquête publiée en mai par le mensuel Le Particulier s’est intéressée aux différentes options dont dispose le consommateur pour alléger sa facture en pharmacie. Surveiller les équivalents aux médicaments proposés en libre-accès, faire jouer la concurrence et pourquoi pas un petit tour sur les pharmacies en ligne… Les pistes à suivre.

 

Payer moins cher ses médicaments, c’est possible ? Oui et pas qu’un peu rapporte le mensuel Le Particulier qui s’est penché sur la question dans son numéro du mois de mai. Le magazine qualifie d’« importantes », les économies que les ménages pourraient réaliser en ouvrant l’oeil sur le prix des médicaments qu’ils achètent en pharmacie.

En 2013, les Français se sont procurés 465 millions de boîtes de médicaments sans ordonnance pour un montant total de 2,1 milliards d’€, selon le baromètre annuel de l’Association française de promotion de l’automédication (Afipa).

Parmi ces médicaments à prescription médicale facultative, certains sont remboursables – leur prix est alors fixé par les autorités –, d’autres ne le sont pas – leur prix est alors à la discrétion du pharmacien. « Dénicher un médicament équivalent à ceux qu’on a coutume d’acheter : voilà, sans hésitation, le meilleur moyen pour diminuer sa facture », conseille en premier lieu Le Particulier.

Demandez l’équivalent moins cher

En cause, les médicaments proposés en libre-accès (à prix libre) qui pour un certain nombre d’entre eux disposent d’un équivalent remboursable (à prix fixe) beaucoup moins cher mais que le pharmacien ne propose pour ainsi dire jamais. Exemple le Maalox et le Xolaam. « A part le nom inversé, où est la différence ? », questionne Le Particulier. A part le nom, aucune différence en effet si ce n’est le prix. Dans le premier cas, la boîte de 40 comprimés se vend en moyenne 5,04 € dans sa version goût menthe, soit près de deux fois plus que les mêmes 40 comprimés de Xolaam.

Nurofen/Nureflex, Gaviscon/Gavisconell, Voltarenactigo/Voltarène… Le Particulier a passé au crible les différences de prix de 15 couples de médicaments parmi les plus consommés (Lien vers planche du Particulier). Dans près de la moitié des cas, la différence de prix est supérieure à 50%. Précisons cependant que tous les médicaments non remboursables ne disposent pas d’un équivalent moins cher.

N’hésitez pas toutefois à vérifier auprès du pharmacien si tel est le cas, conseille Le Particulier, rappelant que « même si cela n’est pas systématique, [les professionnels de santé] gagnent davantage à vendre un médicament non remboursable et à prix libre qu’un autre à vignette dont le prix et la marge sont fixés par les pouvoirs publics ». Et qui par ailleurs se trouve bien caché derrière le comptoir…

Des tarifs parfois très variables

« Faites jouer la concurrence entre les pharmacies ». C’est la deuxième piste évoquée par le magazine pour réaliser des économies lors de l’achat de médicaments à prix libre. Qui dit prix libre, dit en effet prix variable. Les résultats de l’observatoire 2013 du prix des médicaments mis sur pied par l’association de consommateurs Familles rurales et publiés en décembre l’ont une nouvelle fois démontré.

Cet observatoire porte sur 14 spécialités dont les prix ont été relevés dans 43 pharmacies de 25 départements différents. Ses résultats montrent qu’ « en moyenne, un médicament peut être deux fois plus cher d’une pharmacie à une autre, voire trois fois ». Autre observation des auteurs de cette étude : les plus forts écarts concernent des médicaments pour lesquels il n’existe pas de spécialité remboursable accessible sans ordonnance (les fameux équivalents cités plus haut).

Plus la pharmacie est de taille importante, plus elle génère un gros volume de vente, plus elle est susceptible d’obtenir des prix d’achat attractifs auprès des laboratoires et de proposer des tarifs intéressants au public. La baisse de marge consentie est compensée par un grand nombre de clients. Il est ainsi probable qu’une officine située dans un grand centre commercial propose des tarifs moins élevés qu’une petite pharmacie de centre-ville. Certains acteurs de la distribution de médicaments se sont fait une spécialité des bas prix, s’inspirant du modèle de la grande distribution.

Le Particulier cite notamment les 53 pharmacies Lafayette « dont le chiffre d’affaires moyen est de 5,7 millions d’euros par an, 4 fois plus qu’une officine classique ». En officine, le consommateur avisé pourra utilement s’inspirer de l’appli Top des médocs, développée par Santéclair, qui en fonction des symptômes ressentis propose d’identifier les médicaments indiqués, leur efficacité et… leur prix moyen. Cette dernière information permet en officine d’évaluer dans quelle mesure le tarif indiqué est plus ou moins cher que cette moyenne. C’est d’ailleurs de l’appli de Santéclair que sont issus les tarifs moyens publiés par Le Particulier.

Vente en ligne de 30 à 40 % moins chère

Dernier volet de cette enquête, la vente de médicaments sur Internet autorisée depuis le 2 janvier 2013 permettrait d’accéder à des tarifs de 30 à 40 % inférieurs à ceux du marché selon les relevés du magazine. « Pour faciliter vos recherches des prix les plus avantageux, il existe même deux comparateurs indépendants (non rémunérés par les pharmacies en ligne), Compapharma.com et Unooc.fr, recensant les tarifs pratiqués par une quarantaine de sites ».

La loi impose que seuls les pharmaciens titulaires d’une officine physique soient en capacité d’ouvrir un site de vente en ligne après autorisation par leur agence régionale de santé. Au 11 juin, 151 sites avaient obtenu leur agrément. Le relevé du Particulier effectué à la fin mars en comptait 116.

Avant de commander en ligne, le mensuel invite, avec raison, à vérifier que le site est bien agréé. La liste des cyber-officines agréées est disponible sur le site de l’Ordre national des pharmaciens. Rappelons enfin que seuls les médicaments à prescription médicale facultative peuvent être proposés à la vente dématérialisée. Un site qui vous proposerait par exemple un traitement contre la dysfonction érectile est forcément illégal en France.

Articles liés

Partage

About Author

santeclair

Commentaire (0)

Les commentaires sont fermés.