Actualités — 27 août 2014
Soins dentaires : les Français ne sont pas candidats à l’exil

Les assurés français qui décident de se faire soigner les dents à l’étranger sont très peu nombreux, selon une étude rendue publique récemment par la caisse primaire d’Assurance maladie du Morbihan (56). Les réseaux de soins en dentaire, celui mis en place par Santéclair par exemple, constituent une alternative plus crédible pour qui souhaite voir diminuer sa facture.

 

Le Centre national des soins à l’étranger (CNSE) a rendu public il y a quelques jours son rapport d’activité 2013. « Créé en 2006, indique l’Agence de presse médicale (APM) dans une dépêche publiée le 18 août, le CNSE, basé à Vannes et géré par la caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) du Morbihan, centralise l’ensemble des dossiers de remboursement présentés par les assurés des différents régimes pour les soins effectués à l’étranger ».

Pour sa troisième année d’exercice complet, le CNSE a reçu 290 943 dossiers et en a traité 251 056 en 2013, pour des soins effectués dans 203 pays. L’année dernière, le coût des soins à l’étranger s’est élevé à 147,2 millions d’€ (contre 145,9 millions d’€ l’année précédente) dont 92,8 millions d’€ ont été pris en charge par l’Assurance maladie, soit 63 % en moyenne.

L’hospitalisation concentre plus de 80% des dépenses

Un taux de remboursement relativement élevé qui témoigne de la prédominance de l’hospitalisation dans les soins effectués à l’étranger (99,1 millions d’€, plus de 80 % du total des dépenses). Qu’il ait lieu en France ou dans un autre pays (au sein de l’Union européenne ou ailleurs dans le monde), le séjour hospitalier est en effet largement couvert par la solidarité nationale.

Autrement dit, la majorité des soins prodigués à l’étranger relève de l’imprévu et n’est pas, contrairement à ce qu’on pourrait penser, motivé par une volonté d’exil de la part des patients. Dans son rapport, le CNSE pointe néanmoins plusieurs types de soins que les assurés français ont sciemment décidé de ne pas effectuer sur le territoire : le dentaire en Hongrie notamment mais aussi la procréation médicale assistée (en Espagne où les dons d’ovocytes sont encouragés financièrement) ou encore l’accueil en établissement spécialisé d’adultes handicapés (en Belgique).

La Belgique, principale destination des Français

La Belgique, justement, est de loin le pays où les Français sont les plus nombreux à s’exiler pour se faire soigner (40 000 dossiers traités par le CNSE l’année dernière, soit environ 20 % des demandes de remboursement traitées en 2013). C’est aussi le pays qui génère les plus fortes dépenses de l’Assurance maladie (plus de 60 millions d’€).

Les trois quarts de ce montant sont attribuables au placement de personnes adultes handicapées en établissements spécialisés. « Plusieurs explications à ce constat peuvent être avancées, peut-on lire dans le rapport du CNSE : le manque de places en France, l’expertise médicale dans certaines pathologies telle que l’autisme, la proximité géographique ou encore des procédures plus simples d’autorisation d’ouverture d’établissements en Belgique ».

La Hongrie concentre le tiers des dépenses en dentaire

On reste loin toutefois du fantasme de l’exil motivé pour des raisons financières… Pour ce qui est du dentaire (qui intéresse plus directement l’activité de Santéclair), le coût élevé des soins en France justifie pour partie que certains assurés décident de s’expatrier. En Hongrie notamment, qui concentre près du tiers des dépenses engagées par les Français pour se faire soigner les dents à l’étranger (3 millions d’€).

Coût moyen des dépenses par séjour : 1557 €. Ce montant, relativement élevé, témoigne de soins lourds (couronnes, bridges, implants) dont les tarifs en France sont fixés librement par les chirurgiens-dentistes et qui sont susceptibles, selon leur ampleur, de coûter au patient jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Coût des soins, un motif anecdotique d’exil 

Le nombre de Français qui décident de s’envoler vers la Hongrie n’en demeure pas moins très modeste contrairement à ce que les médias laissent souvent entendre : à peine 2000 l’année dernière, un chiffre stable par rapport aux années précédentes. Autre destination proposant aux patients français des tarifs défiant toute concurrence, la Roumanie qui en 2013 a accueilli 435 patients français pour un coût moyen par dossier de 1242 €. C’est aussi le cas de l’Espagne : 3 423 dossiers (dépense moyenne par séjour de 640 €).

Précision : le tourisme dentaire n’est pas toujours motivé par des raisons financières. En 2013, les cabinets dentaires du Portugal ont ainsi soigné près de 6000 patients pour un montant moyen de 219 €. Cité par Ouest-France, un responsable du CNSE explique que « ces dossiers concernent des patients français d’origine portugaise qui profitent d’un passage au pays pour se rendre chez le dentiste ».

Réseaux de soins : une alternative aux tarifs élevés

Au total, les dépenses dentaires engagées à l’étranger ont représenté 10,6 millions d’€ de dépenses, dont 2,3 millions d’€ ont été remboursés par l’Assurance maladie. Un montant infime par rapport aux 2,63 milliards d’€ dépensés par l’Assurance maladie en 2013 pour rembourser les Français de leurs soins dentaires. Rappelons que l’exil en Hongrie, en Roumanie ou encore en Espagne n’est pas la seule option à envisager pour qui souhaite diminuer la facture de ses soins dentaires. C’est aussi possible en restant en France, à proximité de son domicile.

Les réseaux de chirurgiens-dentistes partenaires mis en place par les plateformes d’organismes complémentaires – Santéclair est la première à avoir lancé ce service en 2003 – proposent des tarifs nettement inférieurs à ceux du marché. Comptez dans notre réseau (3000 professionnels) une économie d’environ 130 € pour une couronne (et son inlay core) et de 1000 € pour la pose d’un implant dentaire (1100 € au lieu de 2100 €, prix moyen du marché). Intéressé ? Renseignez vous auprès de votre complémentaire santé.

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