Le principe

Imaginés dans le but de limiter les tarifs de certains professionnels de santé, dont on sait qu’ils constituent pour de nombreuses personnes un motif de renoncement aux soins, ces réseaux se sont naturellement imposés au fil des années. Dentistes, opticiens, audioprothésistes… Les professionnels concernés sont ceux dont les prestations, peu ou pas remboursées par les régimes obligatoires, coûtent le plus cher aux Français et aux complémentaires.

Les professionnels de santé qui souhaitent intégrer un réseau s’engagent non seulement sur des critères de tarifs mais aussi de qualité. En échange, ils s’assurent de « capter » les adhérents de la complémentaire que celle-ci ne manque évidemment pas d’aiguiller vers son cabinet. L’effort sur les tarifs est ainsi compensé par le surcroît d’activité.

Le patient paye moins cher (certaines complémentaires vont même jusqu’à majorer leur remboursement, pour inciter leurs adhérents à privilégier les praticiens agréés), le professionnel de santé assure son niveau d’activité, les complémentaires maîtrisent leurs dépenses… Le dispositif est profitable à l’ensemble des acteurs de la chaîne de soin.

Le développement de réseaux de soins contraint les professionnels de santé à des pratiques tarifaires et professionnelles vertueuses au profit des consommateurs… Et voit leur suprématie en matière d’organisation des soins de ville remise en cause. C’est la seule et unique raison expliquant la motivation de certains syndicats à remettre en cause l’existence de ce dispositif. Quitte à prendre quelques petits arrangements avec la vérité…