Actualités — 4 février 2012
Un palmarès inédit des établissements traitant le cancer

4 février – Journée mondiale contre le cancer. L’occasion pour Santéclair, de rappeler que sur son site web (www.santeclair.fr) se trouve disponible un palmarès inédit des établissements accueillant les personnes atteintes de cette pathologie.

Pourquoi inédit ? Parce que ce palmarès est le premier à intégrer tous les critères disponibles sur le traitement du cancer. Inédit également car contrairement à ce qu’on trouve dans la presse, il est régulièrement mis à jour au fur et à mesure de l’évolution des données.

Deux années de travail ont été nécessaires pour aboutir à cette photographie la plus complète et la plus objective à ce jour, de l’évaluation, par pathologie et par type de traitements (chirurgie, radio et chimiothérapie), de la qualité des soins dans les établissements de santé.

Un millier d’établissements à la loupe

Elaboré par Santéclair à la demande de MAAF et de MMA, ce palmarès permet à la personne qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte de la maladie (ou à ses proches) d’identifier facilement les établissements offrant la meilleure prise en charge pour le traitement qui lui a été indiqué. Simple d’utilisation, ce site permet à l’internaute d’accéder aux meilleurs établissements dans sa région en renseignant le type de traitement et la localisation du cancer.

Or, Argent, bronze… sur environ 1000 établissements évalués, le palmarès de Santéclair consacre exclusivement les meilleurs d’entre eux.

Ce travail d’évaluation a été réalisé avec la garantie méthodologique apportée par un comité scientifique d’experts du milieu hospitalier spécialiste de la cancérologie. Ce comité a retenu trois catégories de critères afin d’établir le palmarès des établissements les plus performants dans le traitement du cancer :

Le volume d’activité

L’importance que les experts ont accordé à ce critère dans la pondération des résultats globaux, repose sur le fait que plus une intervention médicale est pratiquée, meilleure est la qualité du soin. Plusieurs études le confirment, aux Etats-Unis notamment. Récemment, un travail mené par les services du ministère de la Santé sur huit scénarios de prise en charge à l’hôpital a conclu dans le même sens estimant notamment que « la probabilité de réadmission et de mortalité est plus élevée dans les établissements à faible volume d’activité »

Les informations contenues des dossiers de demande d’autorisation

C’est en 2007 que le ministère de la Santé a initié cette procédure d’autorisation d’exercice de la cancérologie. L’autorisation est délivrée par les Agences régionales de santé (ARS) aux établissements qui satisfont à un cahier des charges élaboré conjointement avec l’Institut national du Cancer (Inca). Celui-ci définit précisément les bonnes pratiques à respecter en matière de sécurité et de qualité des soins. Fin 2009, les ARS avaient reçu 1408 demandes d’autorisation provisoire d’exercice, soit autant de dossiers décrivant, avec plus ou moins de précisions les pratiques dans l’établissement et comment celui-ci prévoyait de se conformer aux exigences de l’Inca (obligatoires dès 2011). Ces documents ont été consultés par Santéclair dans les 22 ARS de France métropolitaine, après saisine de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada).

La qualité des soins repose-t-elle sur la nécessaire coordination des professionnels de santé autour du malade ? Une réunion de concertation pluridisciplinaire faisant intervenir différents spécialistes en cancérologie est-elle bien organisée afin de décider du meilleur traitement pour le patient ? L’établissement est-il en mesure d’organiser pendant l’intervention chirurgicale un examen histologique visant à déterminer si la totalité de la tumeur a été retirée ? Les séances de radiothérapie sont-elles l’objet d’un contrôle du volume de la zone irradiée et de la dosimétrie ? Etc.

Pour chaque établissement, le comité a passé au crible les dossiers de demande d’autorisation afin de vérifier dans quelle mesure ces exigences, et bien d’autres encore, étaient respectées. À l’issue de cette analyse une note a été attribuée pour chaque catégorie de critères selon que l’établissement a ou non répondu, qu’il respecte ou pas les conditions fixées par l’Inca ou encore qu’il prévoit de s’y conformer.

Les indicateurs de qualité de soins de la Haute autorité de santé (HAS)

Depuis le début des années 2000, la HAS a mis en place un processus de certification des établissements de santé qui évalue leur aptitude à offrir des soins de qualité. Cette certification s’appuie sur un référentiel, sorte de grille d’analyse aux multiples critères dont se servent les experts de la HAS lors de leurs visites dans les établissements pour leur évaluation. Chacun de ces critères est évalué sous la forme d’une cotation (A, B, C ou D).

Santéclair a consulté ces évaluations sur le site web de la HAS en s’intéressant plus particulièrement aux critères susceptibles de jouer un rôle spécifique dans la prise en charge du cancer (organisation de l’accueil du patient et de son entourage, traitement de la douleur, continuité des soins après la sortie, etc.). Pour chacun de ces critères, un nombre de points dépendant de la cotation de la HAS a été attribué à chaque établissement. La note finale tient compte du cumul de ces points.

Et aussi…

Pour chaque établissement du palmarès, l’utilisateur pourra également obtenir des informations complémentaires que le comité d’experts, même s’il n’en a pas tenu compte dans la mise au point du classement, a jugé intéressantes de fournir à l’internaute afin de le guider dans son choix : complications chirurgicales liées à la qualité des soins ; taux de réussite interventionnelle chirurgicale (TRI) ; notoriété de l’établissement ; possibilité de participer à des essais cliniques ou encore dépassements d’honoraires.

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