Actualités — 10 octobre 2014
Une autre voix en faveur d’un renforcement de la régulation par les Ocam

Laisser les organismes complémentaires, cantonnés au rôle de payeur aveugle nuit gravement au système de santé. La Cour des comptes l’a rappelé il y a quelques semaines, un député socialiste a remis le couvert tout récemment. Les pouvoirs publics ne semblent pas l’entendre de cette oreille.

« Oui il faut aller vers ce transfert et il faut y aller à fond ». Pascal Terrasse est député socialiste de l’Ardèche. Lors du congrès international des assureurs vie et de personnes (Réavie) organisé à Cannes du 6 au 8 octobre, il s’est prononcé en faveur d’un transfert de la prise en charge des « petits soins » vers les complémentaires santé, laissant la solidarité nationale en charge de la couverture du gros risque.

Si le député de gauche s’est gardé de définir avec précision la nature de ces soins, il estime néanmoins qu’une telle option exigerait que les organismes complémentaires puissent disposer d’outils de gestion du risque ce qui est loin d’être le cas à présent.

A quand l’ouverture des données de santé ?

C’est pourquoi le député appelle le gouvernement à avancer sur l’Open data. Dans les faits c’est pourtant exactement l’inverse qui se produit si l’on se fie à la rédaction actuelle projet de loi santé qui sera examiné à l’automne (lire par exemple cette analyse de l’Argus de l’assurance).

Dans son rapport annuel remis il y a quelques semaines, la Cour des comptes estimait dans la même veine qu’il « convient de mieux associer les organismes  complémentaires à la régulation du système de soins, au regard de la  place grandissante qu’ils tiennent dans la couverture des dépenses d’assurance maladie des ménages ». Autrement dit de cesser de considérer les organismes complémentaires comme « de simples opérateurs financiers permettant de solvabiliser les accords passés entre l’Union nationale des caisses d’Assurance maladie (Uncam) ».

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santeclair

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