Toutes les informations et bonnes pratiques pour mieux vous orienter en matière de santé !
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Vous souhaitez vous libérer du tabac, perdre enfin cette mauvaise habitude notoirement néfaste pour votre santé ? Il s’agit d’une excellente décision. En plus d’une bonne dose de volonté et de motivation, vous avez en tête d’utiliser des patchs à la nicotine pour vous y aider. Mais quels sont leurs avantages/inconvénients ? Comment bien les utiliser ? Et dans le match patch/e-cigarette, laquelle des deux solutions privilégier ?
Au sommaire
Qu’est-ce qu’un patch nicotine et comment fonctionne-t-il ?
Le patch nicotine est-il vraiment efficace ?
Inconvénients du patch nicotine
Comment bien utiliser le patch nicotine ?
Patch nicotine ou cigarette électronique : quelle solution choisir ?
Un patch – ou timbre – à la nicotine est un médicament d’aide à l’arrêt du tabac qui s’applique sur la peau. Plus précisément, il s’agit d’un substitut nicotinique qui apporte de la nicotine de façon contrôlée afin de soulager les symptômes de l’état de manque lorsque l’on arrête de fumer (période initiale de sevrage), réduire l’envie de fumer et prévenir les rechutes. Cette dose de nicotine délivrée – variable selon les fumeurs – est ajustée au fur et à mesure du traitement.
En général, le dosage est diminué par paliers – toutes les quatre semaines par tranche de 7 mg – jusqu’à arriver au plus faible (7 mg) en dernière partie de traitement.
À la différence des formes orales (gommes à mâcher, pastilles ou comprimés à sucer, inhaleurs ou spray buccaux), qui sont des traitements de substitution nicotinique (TNS) à action rapide, les patchs permettent, eux, une libération progressive de nicotine. En tant que TNS, le patch nicotine fait partie des traitements médicamenteux de première intention recommandés par la Haute Autorité de santé (HAS) dans le sevrage tabagique.
Par son application à même la peau, le patch permet à la nicotine de traverser la barrière cutanée, et de passer dans le sang puis de se diffuser dans l’organisme vers les récepteurs nicotiniques situés dans votre cerveau. Ainsi, alors que vous ne fumez plus, votre corps continue à recevoir sa dose de nicotine, ce qui vous permet de limiter les symptômes désagréables du sevrage. Mais pour cela, encore faut-il que le dosage en nicotine de votre patch soit adapté à votre profil de fumeur et à votre consommation de cigarettes.
En principe, on considère qu’une cigarette équivaut à 1 mg de nicotine sachant que cet apport peut être supérieur (2-3 mg) si vous inhalez plus fortement la fumée ou s’il s’agit de cigarettes roulées ou tubées. Même si vous êtes motivé et que les patchs nicotine sont en vente libre en pharmacie, il est préférable que vous demandiez conseil auprès d’un professionnel de santé qui saura notamment définir comme il le faut la dose de nicotine initiale dont vous avez besoin ainsi que le schéma idéal de réduction des doses.
Les patchs nicotine permettent de limiter voire d’éliminer les symptômes (nervosité, irritabilité, difficultés de concentration, humeur dépressive, hausse de l’appétit, perturbation du sommeil, bouffées de chaleur, transpiration excessive, toux sèche temporaire et irritation de la gorge, brûlures d’estomac et reflux acides, constipation…) de l’état de manque dus à l’arrêt de la consommation de tabac. Petit à petit, votre besoin de fumer va décliner jusqu’à disparaître.
Autre avantage notable, les patchs – tout comme d’ailleurs la plupart des substituts nicotiniques – sont remboursés par l’Assurance maladie (à hauteur de 65%) à condition toutefois que le traitement vous ait été prescrit par un professionnel de santé habilité (médecin/médecin du travail, sage-femme, infirmier/IDE du travail, masseur-kinésithérapeute, chirurgien-dentiste). Et votre complémentaire santé peut même, selon votre contrat, vous rembourser le reste à charge.
Ces derniers tiennent pour l’essentiel à l’inadaptation du dosage.
En effet, le sous-dosage du timbre, assez fréquent, peut induire divers symptômes tels que :
Le surdosage, plus rare et sans danger, peut quant à lui occasionner :
De fait, l’efficacité du patch dépend en grande partie de son “bon” usage.
Pour ce faire, appliquez-le – avec la paume de la main pendant quelques secondes – sur une peau propre, sèche et sur une zone peu poilue (omoplate, face externe du bras, bas du dos, haut des fesses, cuisses…), en évitant la poitrine. Et changez de site à chaque renouvellement de patch de sorte à éviter rougeurs et irritations. Si toutefois des démangeaisons ou plaques rouges apparaissent, il est probable que vous fassiez une allergie à la colle. N’hésitez pas alors à changer de marque de patch, chacune utilisant une colle différente. À savoir : le patch de nicotine doit être appliqué dès l’ouverture du sachet.
Autre nécessité d’usage : respectez bien sa durée d’utilisation, soit 16 ou 24 heures selon les patchs disponibles sur le marché. Si vous dépassez la durée prévue, la dose de nicotine sera en effet épuisée et vous risquez de ressentir des signes de manque. Les patchs de 16 heures agissent en près de trente minutes tandis qu’il faut compter près d’une heure pour les 24 heures. Tous deux sont à poser le matin, ceux de 16 heures étant à retirer lors du coucher. Sachez encore que le patch que vous aurez collé restera actif jusqu’à une heure après son retrait.
Enfin, il importe de bien respecter la durée du traitement qui vous a été prescrit. En général, celui-ci dure entre trois et six mois, le dosage en nicotine étant diminué au fil de l’eau jusqu’à un arrêt définitif. Pour autant, n’hésitez pas à le prolonger si vous ne vous sentez pas prêt à l’arrêter.
Dans votre “combat” contre le tabac, peut-être hésitez-vous entre le patch nicotine et la cigarette électronique ?
Il est vrai que ces deux solutions d’aide à l’arrêt du tabac présentent des points communs. À savoir :
Toutefois, des différences notables les distinguent :
À ce jour, les autorités sanitaires recommandent, entre autres, les substituts nicotiniques dans l’arsenal thérapeutique d’aide à l’arrêt du tabac car ils ont fait la preuve scientifique de leur efficacité et de leur innocuité. Ce qui n’est pas encore pleinement le cas de la e-cigarette… quand bien même les preuves s’accumulent et qu’elle semble une alternative réellement intéressante.
En effet, si à court terme la vapoteuse – avec ou sans nicotine – semble sans effets négatifs sur les poumons et la santé en général, on ne sait pas ce qu’il en sera à moyen ou long terme. Raison pour laquelle elle ne doit être utilisée que par des fumeurs (car risques de dépendance chez les non-fumeurs ou chez les jeunes fumeurs très occasionnels, notamment attirés par des arômes attrayants) et exclusivement dans une démarche de sevrage tabagique un temps donné (près d’un an) et non comme un produit de remplacement du tabac.
À noter : certains fumeurs souhaitant arrêter de fumer optent pour les deux solutions à la fois, la e-cigarette leur permettant de mieux “contrôler” le dosage de nicotine et notamment de conserver le geste. Sachez toutefois que l’on manque de données fiables sur cette association. Avant de la mettre en pratique, mieux vaut donc en discuter avec votre médecin traitant et/ou un tabacologue près de chez vous ou de Tabac Info Service (au 39 89).
Les patchs nicotine s’avèrent bel et bien une aide précieuse durant la période initiale de sevrage du tabac. Ils participent à un arrêt plus confortable et augmentent de près de 50-70% vos chances de réussir, d’autant plus si vous les associez à un soutien psychologique, à un suivi avec votre médecin traitant par exemple et que vous les combinez, lorsque l’envie de fumer est forte, aux autres substituts nicotiniques sous formes orales. Et plus encore si vous respectez bien la durée du traitement qui vous a été prescrit, car “rien ne sert de courir…”, l’essentiel étant de parvenir à tourner le dos définitivement à la cigarette. À bon entendeur…