Toutes les informations, conseils et actualités pour les professionnels de l'assurance
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En France, le vrai problème de la prévention n'est pas un manque d'intérêt. C'est sa difficulté à s'inviter dans nos vies de tous les jours.
Les résultats de notre tout premier Baromètre Prévention mettent en lumière un immense paradoxe.
En interrogeant 2 426 bénéficiaires déjà investis dans une démarche de soin, nous avons découvert une réalité frustrante : avoir connaissance des risques ne suffit pas malheureusement à s'en protéger.
Sur le papier, les chiffres sont excellents : 90 % des Français jugent la prévention indispensable pour rester en forme (1).
Dans les faits, les comportements et la santé concrète basculent du mauvais côté :
• Une santé mentale malmenée : 54 % des personnes interrogées souffrent d’anxiété ou de symptômes dépressifs.
• Un sommeil fragile : 60 % font face à des insomnies régulières.
• Trop de sédentarité : 52 % bougent moins que le minimum recommandé par l’OMS.
L'explication est souvent logistique ou psychologique. Prendre soin de soi demande de l'énergie.
Or, coincés entre la charge mentale et les journées trop courtes, nous sacrifions d'abord nos réflexes de prévention.
L'insomnie est devenue la norme : elle gâche les nuits de 3 personnes sur 5, et les femmes sont en première ligne (60 % d'entre elles).
Côté balance, 2 participants sur 3 se considèrent en surpoids. Mais contrairement aux données de la Ligue contre l’Obésité de 2020, notre cohorte montre une tendance inversée par rapport à l'âge : le surpoids recule chez les plus âgées (58 % des femmes de plus de 65 ans) mais explose chez les jeunes femmes de 18 à 34 ans (71,2 %).
Plus inquiétant encore, les projections cliniques à 10 ans agissent comme un signal d'alarme : 35 % des sondés (et jusqu’à 57,3 % des hommes) risquent un accident cardiovasculaire à court terme, tandis que 70,1 % affichent un risque de développer un diabète.
C’est le point noir de ce baromètre.
Les jeunes adultes subissent des fragilités physiques et sensorielles bien plus tôt que leurs aînés au même âge.
Les jeunes femmes sont particulièrement touchées par la sédentarité : 61 % d'entre elles manquent d'activité physique, contre un peu moins de 38 % des hommes de leur âge.
L'hygiène dentaire subit aussi un vrai décrochage (41 % zappent le rendez-vous annuel chez le dentiste, 8 % oublient le brossage quotidien).
Enfin, la vue et l'audition sont reléguées au second plan : 40,4 % négligent leur rendez-vous avec un ophtalmologue, et près de 29 % se plaignent déjà de pertes ou de gênes auditives.
Tout n'est pas sombre, loin de là.
Dès que la démarche de prévention devient claire, guidée et facile d'accès, les assurés s'engagent massivement.
Les membres de la communauté Santéclair affichent d'ailleurs des taux de participation bien supérieurs aux moyennes nationales de Santé publique France (SPF) :
On ne peut plus se contenter d'un système de santé qui attend que les gens tombent malades pour agir.
Les discours moralisateurs et les campagnes globales ne fonctionnent pas sur des actifs déjà débordés.
Pour être efficace, la prévention doit devenir personnalisée, mesurable et surtout compatible avec les contraintes réelles de chacun.
« La prévention ne s’imposera pas par principe, mais parce qu’elle sera rendue possible. »
— Christian Acknin, Directeur général de Santéclair.
Télécharger le baromètre prévention 2026
(1) Enquête Harris Interactive pour Santéclair réalisée en ligne du 4 au 9 janvier 2024, sur un échantillon de 2 052 personnes représentatif des Français de 15 ans et plus (méthode des quotas).
"La santé ne se joue pas seulement dans les intentions, mais dans le quotidien."
Christian Acknin, Directeur général de SANTECLAIR