Toutes les informations et bonnes pratiques pour mieux vous orienter en matière de santé !
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Lors de la ménopause, et dans la période qui la précède, une très large majorité de femmes présente divers symptômes “climatériques” parmi lesquels bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Des troubles dont elles s’accommodent tant bien que mal mais qui, pour certaines d’entre elles, affectent notablement leur qualité de vie et leur sommeil en particulier. Heureusement des solutions permettent d’en atténuer leurs effets incommodants.
Au sommaire
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes : quelle différence ?
Pourquoi apparaissent-elles surtout la nuit ?
Les autres causes possibles des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes
Comment réagir et soulager les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes ?
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes font partie, avec les troubles génito-urinaires et les douleurs articulaires, des troubles communs de la ménopause, cette période de transition hormonale marquée par la chute progressive des hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone), qui intervient entre 45 et 55 ans et dont les conséquences délétères varient sensiblement d’une femme à l’autre.
Près de trois femmes sur quatre présentent ainsi, entre autres, des bouffées de chaleur qui débutent bien souvent avant que leurs règles ne cessent définitivement. Ces bouffées vasomotrices se caractérisent par une sensation brutale et soudaine de chaleur au niveau du visage, du cou et de la poitrine. Peuvent y être aussi associés des rougeurs sur le cou et le visage, des palpitations, des sueurs abondantes, des tremblements, des frissons, ou encore une impression de malaise et de vertiges. Brèves (pas plus de quelques minutes), ces bouffées de chaleur peuvent être occasionnelles ou survenir plusieurs fois par heure.
À noter : celles-ci se manifestent surtout la nuit mais apparaissent aussi en journée au gré de divers "déclencheurs" (aliments épicés, alcool, caféine, chaleur ambiante, exercice physique, stress et anxiété).
Les sueurs nocturnes se traduisent, quant à elles, par une forte transpiration – la nuit donc ! – allant jusqu'à mouiller les draps du lit et venant perturber le sommeil. Celles-ci peuvent parfois survenir en plus des bouffées de chaleur mais leur association n’est pas systématique. Notons encore que si ces symptômes sont en général transitoires (sur quelques mois), ils peuvent néanmoins persister plusieurs années chez certaines femmes.
Le mécanisme des bouffées de chaleur est inconnu, mais on suppose qu'elles proviennent de modifications du centre thermorégulateur situé dans l'hypothalamus. La gamme de températures de base du corps pour lesquelles la femme est confortable diminue. De fait, une très faible augmentation de la température centrale du corps peut déclencher la libération de chaleur sous forme de bouffées de chaleur
Toujours est-il que ces deux troubles symptomatiques de la périménopause et de la ménopause ne sont pas l’apanage des seules femmes traversant ces deux périodes. Le reste de la population peut tout autant y être un jour ou l’autre confronté en raison de multiples causes, et en particulier du fait de troubles hormonaux. Certaines jeunes femmes peuvent en effet ressentir ces bouffées ou sueurs froides lors de leurs règles ou dans les jours qui les précède, ou si elles ont subi une ablation des ovaires ou ont pris des traitements adjuvants hormonaux dans le cas d’un cancer du sein. De même que certaines femmes enceintes lors de la grossesse et du post-partum, ou encore les hommes durant l’andropause.
Il existe de nombreuses autres maladies ou troubles pouvant donner des sueurs nocturnes ou des bouffées de chaleur. Il est recommandé quoiqu’il arrive de voir un professionnel de santé afin de poser un diagnostic sur l’origine de ces troubles, qu’ils soient hormonaux ou non.
En pratique, comment réagir face à ces bouffées de chaleur et sueurs nocturnes, et surtout comment les soulager ? Dans un contexte de ménopause, si ces symptômes sont faibles et n’impacte pas la qualité de vie, il n’est pas forcément nécessaire de les traiter. En revanche, s’ils sont gênants au quotidien et perturbent le sommeil, la meilleure option est sans aucun doute d’en discuter avec son médecin traitant ou son gynécologue afin de choisir, de façon concertée, la/les solution(s) qui aura(ont) le meilleur rapport bénéfice/risque compte tenu de son état de santé, de ses risques individuels et de ses antécédents personnels et familiaux. À noter que si vous êtes âgée entre 45 et 50 ans, vous pouvez également de façon opportune aborder ce sujet de santé féminine qu’est la ménopause dans le cadre des bilans de prévention, un dispositif institué par l’Assurance maladie en 2024 et pris en charge à 100%.
Traitements médicamenteux disponibles pour atténuer ces symptômes liés à la ménopause :
Autres solutions complémentaires
Seules l’hypnose et les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) semblent avoir fait la preuve de leur efficacité dans la diminution des bouffées de chaleur, la première sur la fréquence, voire la sévérité, les secondes sur leur intensité en particulier. De même, la pratique d’une activité physique régulière est reconnue comme un moyen qui permet aux femmes traversant la périménopause et la ménopause d’atténuer, entre autres, leurs symptômes climatériques.
À noter : les approches de phytothérapie – c’est-à-dire avec des plantes contenant des phytoœstrogènes, soit des substances actives sur le plan hormonal (soja, houblon, sauge officinale, trèfle rouge, lin, actée à grappes noires…) –, les médicaments d’homéopathie et certains oligoéléments, de même que les compléments alimentaires ne sont ni recommandées ni prouvées comme efficaces par la science.
Et en tout état de cause, en l’absence de consensus scientifique et par mesure de précaution, les phytoœstrogènes (ou isoflavones) extraits du soja sont déconseillés aux femmes ayant des antécédents ou un cancer hormono-dépendant (sein, utérus ou ovaires) et lors d’un traitement à base de tamoxifène et de létrozole.
Les femmes devraient donc s’abstenir de prendre ces produits de phytothérapie, homéopathie et compléments alimentaires sans avis médical.
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes peuvent plus ou moins fortement altérer la qualité de vie des femmes pendant la ménopause. Pour autant, elles ne doivent être ni une fatalité ni un tabou. En fonction de leur intensité et de leur fréquence – et en même temps de l’état de santé des femmes – différentes solutions peuvent être instaurées parmi lesquelles des traitements médicamenteux, hormonaux ou non, mais aussi des thérapies cognitivo-comportementales, la pratique de l’hypnose, ou encore d’une activité physique régulière.
En revanche, les femmes doivent se montrer particulièrement vigilantes avant de recourir à d’autres alternatives qui n’ont jusqu’alors nullement fait la preuve de leur efficacité en ce domaine précisément… et qui pour certaines peuvent même s’avérer potentiellement dangereuses.